Non, personne n’est coupable de racisme « systémique »

Par James Lindsay (article original (en anglais) publié sur New Discourses le 9 juillet 2020)

James Lindsay est un essayiste américain, docteur en mathématiques et auteur de six livres, dont How to have impossible conversations (2019) avec Peter Boghossian et Cynical Theories (2020) avec Helen Pluckrose. Il est le fondateur de New Discourses, un site dédié aux « apatrides politiques » déroutés par l’emprise de ce qu’il nomme la « justice sociale critique » sur le débat public aux États-Unis (tout ce qu’on appelle communément les discours identitaires de gauche) — et en particulier, la théorie critique de la race. « Racisme systémique », « blanchité », « suprématie blanche », « privilège blanc »… Vous entendez certainement ces termes de plus en plus souvent, sans forcément savoir ce qui se cache derrière. James Lindsay vous aide à y voir plus clair. (N.d.T.)

Avec les événements de ces derniers mois, on vous aura certainement expliqué au moins une fois que toutes les personnes « blanches » et « perçues comme blanches » sont prétendument complices de « racisme systémique ». Si je pars du principe que, comme la plupart des gens, vous pensez peu de bien du racisme et que, pour autant qu’il vous en souvienne, vous n’en avez jamais fait la promotion ; si vous ne vous sentez aucunement complice d’un phénomène auquel non seulement vous ne participez pas, mais contre lequel vous vous érigez totalement, cette affirmation vous aura sûrement étonné. Il est fort possible que le côté « systémique » de la chose vous paraisse louche ; vous méritez donc de comprendre ce qu’il désigne avant qu’on vous oblige à l’accepter et à en faire « avancer la cause » pour le restant de vos jours.

Il est bien normal que tout ça vous laisse perplexe. Puisque vous n’êtes pas raciste (ou, si vous l’êtes, puisque vous mettez tout en œuvre pour que ça n’ait pas d’impact sur les gens avec lesquels vous interagissez), vous digérez assez mal l’accusation de complicité dans un « système » dont vous ignoriez l’existence et que vous rejetteriez si vous en aviez connaissance. Que vous estimiez ou non qu’une certaine introspection doive précéder tout véritable scepticisme sur le sujet, vous auriez tout à fait raison de demander en quoi consiste ce fameux « système », dans quelle mesure vous en êtes complice et, plus généralement, d’où viennent ces idées.

On peut facilement répondre aux deux dernières questions. Ces idées proviennent d’une branche de la théorie critique de l’identité nommée « études sur la blanchité ». Selon les universitaires des études sur la blanchité, vous êtes « complice » d’un « système » raciste car vous profitez des avantages de la « blanchité » inhérents au système et ce, même si vous n’êtes pas blanc vous-même, pour autant que vous souteniez ce système, d’où le concept de complicité des gens « perçus comme Blancs ». Si vous êtes Blanc ou « perçu comme Blanc », vous profitez automatiquement de ces avantages, que vous les désiriez activement ou non, et ce quel que soit votre statut socio-économique, simplement du fait de votre blanchité ou de votre acceptation de la culture « blanche. » C’est ce qu’on appelle le « privilège blanc. » Le fait de profiter des avantages de la blanchité et du privilège blanc est censé amener à œuvrer tacitement au maintien de ces avantages, ce que les universitaires de la blanchité critique nomment la « complicité blanche ». Ces idées proviennent d’un nombre relativement restreint mais très influent d’universitaires militants qui voient véritablement le monde et les gens de cette manière.

C’est cette « complicité blanche » que nous devons appréhender pour comprendre le moment présent. Cette idée a été développée en profondeur dans un livre à teneur relativement philosophique paru en 2010, Being White, Being Good : White Complicity, White Moral Responsibility, and Social Justice Pedagogy (Être Blanc, être bon : de la complicité blanche, la responsabilité morale blanche et la pédagogie de la justice sociale), par Barbara Applebaum. En détaillant et en définissant ainsi le concept, Applebaum élargit la définition habituelle de la complicité en la faisant passer de l’idée de participation intentionnelle à celle de crime dont seraient coupables tous ceux qui bénéficieraient d’un « système d’oppression ». Ce soi-disant soutien passif, qui renvoie à tout ce qui ne relèverait pas d’une tentative active de démantèlement du système d’oppression en question, est ce qu’Applebaum désigne sous le terme de « suprématie blanche ». Elle vise ainsi à étendre le concept de « responsabilité morale blanche » de façon telle que tous les Blancs et tous ceux qui sont perçus comme blancs deviennent des militants actifs de la destruction de ce système.

Cette idée dangereuse est en train de redessiner le monde, et ce n’est sûrement pas pour le meilleur. Pour vous donner une idée de l’absurdité de l’extension de la complicité défendue par Applebaum, et donc de la responsabilité morale qui vise à dénigrer tous les Blancs (ainsi que ceux qui sont perçus comme blancs, etc.), j’aimerais proposer ici une analogie qui suit grossièrement la proposition qu’elle échafaude.

Imaginez que vous êtes en train de vous promener avec une amie sur un trottoir. Vous êtes côte à côte, vous-même marchant du côté le plus éloigné de la route. Absorbé par votre conversation animée, vous ne regardez pas vraiment votre chemin ni où vous mettez les pieds, et vous trébuchez sur un tesson de bouteille qui jonche le trottoir. Vous vous tordez la cheville, perdez l’équilibre et vous affalez sur votre amie. Votre épaule la heurte brutalement, ce qui la déstabilise et la fait tomber sur la chaussée, juste au moment où passe une voiture qui roule à 4 kilomètres-heure au-dessus de la limite de vitesse. La voiture percute votre amie, qui meure sur-le-champ.

Pour comprendre la faiblesse de l’analyse faussement pénétrante d’Applebaum, la question, plus difficile qu’il n’y paraît, à laquelle nous allons devoir répondre est la suivante : qui est en tort ? À qui incombe la responsabilité morale de la mort de votre amie ?

Immédiatement, vous comprendrez que c’était un accident. Ce n’était la faute de personne, même s’il se peut que vous vous en vouliez personnellement. De plus, les raisons qui poussent à trouver quelqu’un sur qui rejeter la faute sont innombrables, le chagrin n’étant pas des moindres. Vous auriez dû faire plus attention. Tout comme votre amie, ce qui l’aurait empêché de tomber lorsque vous avez trébuché. Elle aurait pu, elle, marcher sur le côté du trottoir le plus éloigné de la route, mais elle en avait décidé autrement. Évidemment, vous auriez aussi pu tous les deux choisir d’aller vous promener à un autre moment, mais votre patron vous avait contraint à des horaires absurdes ne vous laissant que la fin de matinée comme moment pour vous retrouver avec votre amie.

Par ailleurs, l’ado stupide (comme on le découvrira plus tard) n’aurait pas dû balancer la bouteille par la fenêtre de la voiture hier soir, provoquant son bris en ce point funeste. En fait, il n’avait que 17 ans ; il n’aurait donc pas dû être en possession d’alcool. Comment s’était-il retrouvé avec une bouteille entre les mains, d’ailleurs ? La conductrice, quant à elle, n’aurait pas dû dépasser la limitation de vitesse, et l’infirmière scolaire qui l’avait appelée avant son départ n’aurait pas dû l’effrayer au point qu’elle se sente obligée de sauter dans sa voiture pour récupérer son enfant malade à l’école. Il avait juste un peu mal au ventre, elle ne se serait donc pas retrouvée sur la scène de l’accident au moment fatidique si le ton de l’infirmière avait été un peu plus calme.

Tout cela paraît peut-être absurde, mais c’est exactement le type de raisonnement qu’est susceptible d’adopter un individu déterminé à trouver un coupable après un événement terrible. C’est une tentative désespérée de trouver la responsabilité morale dans une situation où, selon toute probabilité, un procureur considérerait qu’il s’agit d’un accident avec « absence d’infraction » (autrement dit, qui n’est de la faute de personne), et classerait l’affaire sans suite. Et ce type d’accidents, ça arrive. Mais il se peut que quelqu’un de particulièrement affecté ou torturé par l’issue de l’accident ne se satisfasse pas d’un tel jugement, tout raisonnable qu’il soit. C’est le cas de Barbara Applebaum : la faute doit forcément se trouver quelque part. Elle se trouve donc forcément partout.

Si on le copiait, le raisonnement d’Applebaum sur la complicité et la responsabilité morale commencerait tout de suite par interroger les implications de chacune des personnes ayant un lien avec l’accident, telles que listées ci-dessus. Toutefois, une lecture honnête d’Applebaum mènerait à la conclusion qu’aucun des individus mentionnés n’est nécessairement directement complice dans la survenue du décès. Mais même s’ils l’étaient, cette approche ne constitue pas une façon correcte de se représenter la responsabilité morale blanche car aucune des personnes de cette histoire ne semble avoir profité de la tragédie. Toutes sont certes susceptibles d’en retirer une leçon morale, mais c’est le cas dans n’importe quelle tragédie ou situation potentiellement tragique. Dans l’idéologie de la justice sociale critique qui nous intéresse ici, cette leçon relève d’une autre rubrique morale : « l’effet plutôt que l’intention ». Sous cet angle-là, chacune des personnes mentionnées dans l’histoire ainsi que de nombreuses autres sont responsables et coupables dans cette tragédie.

Mais ce n’est pas ce que cherche à montrer Applebaum. Ce qu’elle veut analyser, c’est le vaste système à l’origine du problème, et ce même si aucun individu dudit système n’a commis quoi que ce soit de répréhensible. Autrement dit, elle a pour ambition de faire apparaître une responsabilité morale systémique et d’imputer la culpabilité aux bénéficiaires du système fautif. Ainsi, en cherchant à assigner la responsabilité morale dans le cadre d’un problème systémique, sa quête prend une orientation tout à fait différente, la question devenant à qui profitent les circonstances qui causent le problème, ou même permettent simplement son surgissement. Dans notre exemple, l’analyse d’Applebaum chercherait à savoir à qui profitent les différents systèmes ayant conduit à la mort prématurée et tragique de votre amie, et à en assigner la responsabilité morale à toutes les personnes concernées en leur prescrivant l’adoption d’un militantisme radical contre le système.

Reprenons donc. À qui profite la tragédie, ici ? On pourrait être tenté de répondre : à personne. Votre amie, elle, est morte. Vous, vous êtes en deuil, comme sa famille et ses amis. La conductrice, pour sa part, est traumatisée, et ses proches doivent vivre avec ce fardeau. Quant à tous ceux qui ont été impliqués de près ou de loin dans l’histoire et en ont appris l’issue tragique, il est possible qu’ils ressentent également une certaine culpabilité. Bien entendu, certains nieront toute culpabilité. La capacité à nier sa propre complicité dans les maux systémiques est, pour Applebaum, l’une des marques coupables du privilège. D’un autre côté, certains n’auront jamais vent du malheur auquel ils auront contribué : ainsi de l’ado qui avait trop bu et qui a balancé sa bouteille sur le trottoir, ou bien des employés de la cantine dont les lasagnes trop riches ont barbouillé le fils de la conductrice. Ça aussi, c’est un privilège, dont ne peuvent se prévaloir ceux qui sont directement touchés par la tragédie. Selon Applebaum, on peut dire que ces individus portent une certaine responsabilité morale liée à l’avantage qu’ils retirent de n’avoir pas eu à souffrir de l’avènement d’une tragédie.

Mais ce n’est toujours pas ce qu’Applebaum cherche à montrer. En effet, ces considérations couvriraient à peine le premier chapitre de son analyse, où elle affirme l’inadéquation de tels raisonnements dans la mise au jour de la « complicité blanche. » Elle observerait qu’il existe au contraire de très nombreuses personnes tirant un avantage direct du système ayant conduit à, et même ayant produit, cette tragédie. Elles sont coupables d’une complicité systémique dans « l’homicide » ou le « meurtre » de votre amie (si l’on suit le type d’hyperbole qui désigne la science et le rationalisme comme des vestiges de la « suprématie blanche »).

Ainsi, l’ado n’aurait pas pu casser la bouteille s’il n’y avait pas, au départ, une société entière encourageant la vente et la consommation d’alcool, ni permettant les conduites à risques des adolescents, ni échouant à policer les comportements et à nettoyer les rues avec une promptitude infaillible. Beaucoup ont tiré avantage de nombreux aspects de ce système imparfait, l’individu ayant vendu la bouteille n’étant pas des moindres ; il a donc bénéficié systémiquement des circonstances ayant mené à la mort de votre amie. On peut même dire que tous ceux qui, dans cette société, ont acheté des spiritueux, sont également complices.

Par ailleurs, le fabricant de la voiture que conduisait la femme a certainement tiré profit de son achat, et, en vérité, c’est toute la culture qui promeut l’automobile et repose dessus comme moyen de transport qui est impliquée. Après tout, les membres de cette culture bénéficient de la liberté de mouvement et de l’augmentation de l’activité économique rendues possibles par la voiture. Le fabricant de baskets ayant produit vos chaussures tire également un avantage de la situation, ainsi que tous les acteurs de ce secteur, celui de l’équipement sportif, et tous les anonymes qui ont eu un jour le sentiment de profiter de l’acquisition de nouvelles chaussures. Également complices, les ouvriers des voiries ayant construit les routes et les contribuables dont l’argent en a permis la construction.

Cette « analyse », qui reflète celle d’Applebaum au sujet des Blancs, pourrait s’étendre à l’infini jusqu’à l’établissement de la complicité de tous ceux ayant un jour profité, ou profitant présentement, ou étant en position de profiter un jour d’une soi-disant « culture de la boisson », « culture de l’automobile », de la police et de la « culture policière », de la « culture sportive », de la « culture de l’impôt », de la civilisation occidentale, du capitalisme, etc. Autrement dit, la société dans son ensemble et tous les membres qui la constituent sont complices. Chaque individu, c’est-à-dire tout le monde, est complice de la mort de votre amie. C’est la manière systémique de comprendre comment votre amie est morte, et le seul remède pour ce tort moral est de se lancer dans un militantisme — essentiellement symbolique — visant à démolir tous ces systèmes et la société qui les rend possibles à un niveau fondamental.

Avec cette version modifiée de l’analyse d’Applebaum, dans laquelle l’identité de groupe raciale a été retirée afin de permettre la clarté morale, absolument tout le monde est complice de la mort de votre amie. On peut même dire que c’est nécessairement le cas dans tous les décès. La seule « solution » consiste donc, pour chacun, à constamment admettre sa propre complicité dans chaque infortune et à reconnaître que le système tout entier est la fois la source du problème et le problème en soi, et par conséquent que tous ceux qui en profitent, ne serait-ce que par le simple fait d’y vivre, en portent la responsabilité morale. Puisqu’aucun système n’est parfait, notre seule option est de « reconnaître » constamment notre complicité et d’essayer continuellement de « faire mieux », à moins que tous les systèmes néfastes eux-mêmes soient démantelés et remplacés par quelque chose de complètement différent et, idéalement, de parfait.

Dans la logique d’Applebaum qui, avec d’autres universitaires des études critiques de la blanchité, dit des complices qu’ils sont des « racistes » et des « suprémacistes blancs », toute personne participant à et « encourageant » toute culture rendant possible une tragédie comme celle décrite ci-dessus est donc un meurtrier, ou à tout le moins, auteur d’un homicide. Nous sommes tous les tueurs de notre amie et des innombrables inconnus qui meurent dans des accidents de voiture en raison de notre consommation d’alcool et de tous les autres torts possibles et imaginables dont nous nous rendons coupables.

Ça paraît complètement fou (parce que ça l’est), mais pour vous prouver que c’est bien ce que veut dire Applebaum par « complicité blanche », je vous invite à réintroduire la race dans l’histoire et à conduire son analyse directement. En procédant ainsi, il apparaît que toute personne blanche ou perçue comme blanche profitant de la blanchité et qui ne s’adonne pas à temps plein au démantèlement du système qui crée et maintient cette blanchité est un suprémaciste blanc (c’est-à-dire quelqu’un qui ne travaille pas au démantèlement du système dans lequel la blanchité « domine ») et un raciste (quelqu’un qui profite de l’existence de discriminations raciales, de préjugés raciaux, etc. de quelque nature que ce soit). Voilà, en résumé, la thèse centrale d’Applebaum. Et c’est précisément sur ces fondations pour le moins étonnantes que le concept de « fragilité blanche » de Robin DiAngelo est bâti.

Il se peut que cette discussion donne l’impression de chercher à discréditer le concept de « complicité blanche » d’Applebaum, et par extension l’essentiel des « études sur la blanchité » qui reposent dessus (dont la « fragilité blanche »), mais ce n’est pas mon propos. L’invalidation de ces concepts en est une conséquence, certes, mais le plus important n’est pas là. Le point central ici, c’est que la pensée systémique en elle-même pose problème.

Comme on vient de le voir, la pensée systémique telle que la conçoivent les universitaires militants non seulement échoue à clarifier les problèmes qu’elle espère résoudre, elle en est même strictement incapable. En fait, elle les complique et les obscurcit au point de les rendre totalement inintelligibles et insolubles, laissant pour seule issue la contrition symbolique, c’est-à-dire la mauvaise conscience de sa propre participation, aussi faible soit-elle, à un « système » qui produit parfois de mauvais résultats. C’est vrai pour la culture systémique de l’automobile, la culture systémique de la boisson, et le racisme systémique.

En clair, le concept de « racisme systémique » est, d’une manière générale, mauvais. Il ne clarifie rien, il obscurcit. Il ne permet pas de relations saines ni de conversations saines autour de la race, mais produit plutôt exactement le contraire. Il n’encourage pas l’évolution personnelle ni l’amélioration des comportements, il induit une culpabilité, une honte et une confusion morale inutiles. Il n’encourage pas la responsabilité véritable, il la déplace.

Il existe un vaste espace où pourraient avoir lieu des discussions et débats utiles autour du racisme individuel, des attitudes racistes, de la discrimination, des politiques inadéquates aboutissant à des discriminations (aux États-Unis, ce qui reste du racisme institutionnel), et même du « racisme culturel » et de «  l’injustice épistémique », mais aucun de ces débats ne sera servi par l’introduction du concept de « racisme systémique ». Cette notion ne fait qu’ajouter de la confusion et, en compliquant notre réflexion, nous amène à surréagir de manière injustifiée.

Il existe de bien meilleures façons de déterminer la responsabilité des problèmes qui surgissent dans notre monde qu’en en déduisant l’existence de systèmes flous, diffus et omniprésents qui peinent à être définis et cachent les véritables facteurs contribuant à ces problèmes dans le brouillard systémique. Les méthodes en question ne sont pas nouvelles, même si elles ont pour la plupart été oubliées et gagneraient à être améliorées. Voir en chacun un individu ; pour chaque action, mettre en balance les intentions et l’étendue de la connaissance des conséquences potentielles telles qu’un individu raisonnable les envisagerait ; admettre que, parfois, personne n’est en tort ; accepter sa part de responsabilité dans des circonstances existentielles parfois compliquées et difficiles, voilà autant d’alternatives raisonnables à la pensée « systémique ».

Alors, ne perdez pas courage : ce n’est pas parce qu’on se met à vous accuser de « complicité blanche » d’un soi-disant « racisme systémique » que vous êtes devenu tout d’un coup raciste, pas plus que vous n’êtes coupable de meurtre ou d’homicide parce que les accidents de voiture existent et que vous vivez dans un monde où les gens conduisent des voitures. L’établissement de la responsabilité morale est parfois difficile, inutile donc de se compliquer la tâche en tombant dans les rets d’une théorie néfaste.

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